Cedar Row.

Cedar Row et le bus jaune

Il y a quelques jours, j’ai eu l’occasion d’aller visiter le refuge Cedar Row situé au sud-ouest de Toronto, dans la campagne ontarienne.

Cette visite était organisée par l’association végétarienne de Toronto dont je suis membre. À vrai dire, je n’étais pas très intéressée au début, mais j’ai changé d’avis après qu’une amie m’ait encouragée à l’accompagner. C’était une nouvelle occasion de sortir de la ville le temps d’une journée.

Le refuge Cedar Row

Créé en 1999 par la famille Poole, Cedar Row est un sanctuaire, un refuge pour les animaux abandonnés ou rescapés. On y rencontre des cochons, des chèvres, des moutons, des poules, des coqs, un dindon, un grand chien, des canards, une oie, un chat, des ânes et des vaches. Le refuge les recueille et les soigne, et essaie de leur trouver une famille d’accueil si possible. Ce samedi, les portes ouvertes étaient l’occasion de récolter des dons.

Cedar Row.

Cedar Row.

Cedar Row.

Cedar Row.

Cedar Row.

Les animaux du refuge

Les animaux accueillis sont somme toute très communs, puisqu’ils sont proviennent presque tous de fermes (ou d’abattoirs) et sont destinés aux industrie du lait, de la viande et des œufs. Mais j’ai réalisé que je les connaissais parfois assez mal. Certaines zones du refuge étaient inaccessibles à moins d’être bénévole. Le bien-être des animaux est primordial et il est important qu’ils puissent avoir des endroits où se cacher.

Cedar Row.

Cedar Row.

Cedar Row.

Un nombre limité de visiteurs et visiteuses était accepté dans un parc où se trouvaient des chèvres et des ânes. Après avoir fait la queue, on pouvait aller les voir et leur faire des papouilles. Même si des friandises étaient bien évidemment attendues, on n’avait pas droit de les nourrir.

Cedar Row.

Cedar Row.

Charlie est la plus grande vache (un bœuf en fait) que j’ai jamais vue. Il avait une semaine quand il a été découvert, alors qu’il s’était échappé d’une ferme laitière. Il n’aurait pas vécu longtemps : dans cette industrie, les veaux mâles sont destinés à l’industrie de la viande puisqu’ils ne produiront pas de lait. Leur vie s’achève au bout de deux mois. À côté de son acolyte Chickpea, Charlie a l’air d’un géant. La surprise quant à sa taille vient peut-être du fait qu’on voit rarement des mâles des races laitières, puisqu’ils sont tués encore jeunes.

Cedar Row.

Cedar Row.

J’ai passé un certain moment assise près d’un dindon dont j’ai oublié le nom. Je crois que c’est la première fois que je voyais cet animal en vrai, devant moi. J’ai déjà vu des dindes (vivantes et mortes) mais je n’avais pas encore eu l’occasion de me trouver devant un mâle.

Cedar Row

Cedar Row.

J’aimerais aussi mentionner Geronimo et Gabe, une oie et un canard inséparables. De véritables amis pour la vie que je n’ai malheureusement pas photographié.

Le bus jaune

Plusieurs arguments ont fait pencher la balance quand j’ai accepté cette excursion. Voir la campagne, rencontrer des animaux, passer une journée avec une amie (on est aussi collègues, ça change de ne pas parler boulot), et prendre un bus jaune. Ah le fameux bus jaune ! Celui que l’on voit à la télévision ou au cinéma, le Bus magique de Madame Bille-en-Tête, celui qui emmène les enfants Sims vers leur école, celui que j’aperçois de temps en temps dans les rues depuis deux ans et demi. Il doit faire partie des choses que l’on associe à l’Amérique du nord et je m’étais toujours dit que jamais je n’aurais l’occasion de monter dedans. Mais la société étant bien faite, il est bien sûr possible d’en louer pour des voyages de groupe.

C’est comment un voyage en bus jaune ? À vrai dire, ça secoue un peu. C’est bruyant. Et puis les sièges sont inconfortables, il est presque impossible de se détendre vraiment. Bizarrement, il n’y a pas de ceinture de sécurité. Les personnes de grande taille (ce n’est pas mon cas) avaient très peu de place pour s’asseoir confortablement. Mais c’était une chouette expérience.

Bus jaune.

Bus jaune.

Je suis contente d’avoir participé à ce petit voyage, j’ai beaucoup appris.

2 Commentaires

  • Répondre Lair_co 29 juillet 2018 à 18 h 54 min

    Super cet article ! Déjà les photos sur superbes, vraiment <
    Et ensuite, ça me trotte aussi en tête depuis que je suis au Canada d'aller voir des sanctuaires. Il y en a 2 (à ma connaissance) sur l'île de Vancouver, et j'irais y faire un tour fin août probablement. (Mais bon, je n'aurais malheureusement pas de bus jaune :P). Au final, en voyant ces animaux sauvages partout, je me disais que c'était aussi dommage de ne pas mettre la lumière sur les animaux domestiques ou de ferme qui eux aussi méritent leur liberté, et notre aide. Leur rendre une place d'animal et pas celle d'un aliment.
    Je trouve que tes photos y participent grandement 🙂

    • Répondre Cécile 30 juillet 2018 à 21 h 42 min

      Je suis sûre que tu auras l’occasion de monter dans un bus jaune un jour !

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