Découverte de la faune canadienne au Parc Oméga

L’Amérique du Nord, et le Canada en particulier, accueillent des espèces animales que l’on ne trouve pas ailleurs. J’ai eu l’occasion de passer une journée au Parc Oméga, situé au Québec, à une petite heure de route d’Ottawa. C’est un grand parc animalier que l’on visite en voiture, un peu comme un safari. Le parcours est découpé en 21 zones réparties selon le biotype des animaux. Il est possible de se garer dans certaines zones et d’aller se promener un petit peu à pied.

Carottes et wapitis

Une fois passée l’entrée du parc, on se fait vite assaillir par des wapitis en quête de carottes. Eh oui, s’il est interdit de sortir de sa voiture sur le parcours, c’est pour la simple et bonne raison qu’il n’y aucune barrière, on est dans le parc avec les animaux. Il ne faut pas ouvrir sa fenêtre trop grand, au risque d’avoir une tête de wapiti dans l’habitacle et de la bave partout. Des groupes de sangliers se trouvaient également sur la piste. Ils font partie des quelques animaux « d’importation » puisque le sanglier est un animal européen. En fait, la majeure partie du parcours en voiture se fait au milieu des wapitis et des sangliers. Il y a également des cerfs de Virginie et des cerfs élaphes (cerfs rouges – animal européen) mais je suis bien incapable de tous les distinguer. La plupart des cervidés avaient perdu leurs bois, certains très récemment vu le sang qui coulait sur leur tête.

Parc Oméga

Le Sentier des Premières Nations

Parc Oméga - Daims

On s’est ensuite arrêtés au numéro 4 : le Lac des truites. L’endroit était paisible, on n’entendait aucun bruit et nous étions les seuls personnes présentes. Un groupe de daims mangeaient tranquillement en nous observant. Deux d’entre eux, plus curieux que les autres, se sont approchés de nous mais nos carottes n’avaient pas l’air de les intéresser vraiment. Pas de truites à l’horizon cependant.

Le lac était gelé et recouvert de neige immaculée. On en a fait le tour le long du Sentier des Premières Nations. Le sentier est balisé par des totems sculptés représentant chacune des Nations amérindiennes du Québec : les Abénaquis, les Algonquins, les Attikameks, les Cris, les Innus, les Malécites, les MigMaq et les Naskapis (à l’origine des nomades chasseurs-cueilleurs de la famille linguistique algonquienne), les Mohawks et les Hurons-Wendats (à l’origine des cultivateurs qui parlaient une langue iroquoienne). Les Inuits forment la 11e Nation autochtone du Québec.

Parc Oméga - Lac des truites

Bisons, renards arctiques et caribous

On a repris la voiture et continué le parcours au milieu des wapitis, cerfs et sangliers. Le Lac des castors était lui aussi gelé et enneigé, nous n’avons pas pu observer ces animaux. Nous sommes ensuite arrivés à la prairie des bisons, avec plein de bisons donc. Les wapitis sont des animaux relativement grands (1,50 mètre au garrot) mais ils font moins peur que les bisons. C’est assez impressionnant de se retrouver au milieu de tous ces animaux. Même protégés par la voiture, on n’est pas forcément très rassurés lorsqu’un animal aussi imposant est arrêté sur la piste et nous fixe sans avoir l’air de vouloir bouger. Certains étaient assez énervés et courraient sur la route.

Parc Oméga - Cerf

Nous sommes ensuite arrivés devant l’enclos des renards arctiques qui avaient l’air de bien s’amuser dans la neige. Leur pelage blanc est pratique pour se fondre dans le paysage mais pas vraiment pour se faire prendre en photo. Plus loin, on a aperçu quelques caribous, que l’on appelle rennes en Europe, ainsi que des bœufs musqués.

Parc Oméga - Bisons

Chalet et tire d’érable

On a fait une pause déjeuner à la cabane à sucre. Un petit chalet chauffé avec un poêle permettait de pique-niquer au chaud. On a dégusté une tire d’érable ensuite. On pouvait même la rouler nous-même ! Ici la neige utilisée vient directement de la forêt alors que celle utilisée au Bal de Neige était artificielle.

Cabane à sucre

Orignaux, loups arctiques, etc.

Notre visite s’est poursuivie au poste de traite. On a assisté à une courte présentation d’animaux : un rapace et une mouffette. C’était plus adressé aux enfants et ça n’avait pas grand intérêt. En quittant la zone 11, on est passé devant les orignaux qui avait l’air de bien s’ennuyer derrière leur grillage. Nous avons vu plusieurs cerfs (mais quelle espèce ?) avant d’arriver devant l’enclos des loups arctiques : certains faisaient la sieste au soleil dans la neige, d’autres mangeaient des carottes. On a rapidement aperçu des coyotes sur leur colline puis des bouquetins des Alpes (là aussi, des animaux importés). La Vallée des ours était tranquille puisque ses occupants hibernent. Nous avons néanmoins aperçu le dos d’un ours qui était sorti de sa tanière.

La passerelle des loups

À la fin du parcours, nous nous sommes rendus à la passerelle des loups (et des ours quand ils n’hibernent pas). On a raté l’animation mais on a pu les observer tout de même. Deux jeunes jouaient beaucoup tandis que le mâle alpha veillait sur son clan. Une femelle se tenait à l’écart du groupe, reniée par la meute.

Parc Oméga - Loups

Le bémol

Il y a eu quelques moments dans le parc où je me disais que les animaux n’avaient pas l’air à leur place. Même si ce sont des animaux locaux ou, du moins, adaptés au climat local, ça reste un lieu où ils sont tenus en captivité, ce que je ne cautionne pas vraiment, même si le parc leur offre la possibilité de vivre leur vie loin des visiteurs. Il y a quand même un aspect gênant à contempler des animaux enfermés derrière un grillage et auxquels on balance des carottes. Je m’interroge sur l’intérêt réel d’aller visiter ce genre de parc. Sans compter le fait que tout se fasse en voiture, l’empreinte écologique n’est tout de même pas négligeable. Peut-être que j’y retournerai en été, peut-être pas.

Bonus : les chutes de Plaisance

Petit bonus en rentrant à Ottawa : on a fait un détour par les chutes de Plaisance, magnifiques sous la neige et la glace.

Chutes de Plaisance

2 Commentaires

  • Répondre Gabrielle 7 mars 2016 à 9 h 06 min

    Tes photos sont magnifiques.
    En effet le fait qu’ils soient enfermés, qu’ils sont là pour les yeux du public est problématique. Après ce sont des espèces adaptées au climat, les animaux pouvaient se cacher, les enclos étaient grands. On va dire qu’on peut trouver bien pire.

  • Répondre pat2811 19 mars 2016 à 15 h 40 min

    Magnifique

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