Cécile.

Histoires expatriées : les relations sociales

Par choix, mais surtout par pudeur, je mentionne rarement mes relations sociales sur ce blog. Mais on dirait bien que les histoires expatriées me font à nouveau sortir de ma zone de confort !

Réservée, timide, pas bavarde

Impossible d’écrire sur les relations sociales sans parler de ma façon d’être en milieu social. J’ai toujours été une personne discrète, un peu timide parfois, et pas vraiment bavarde avec les personnes inconnues. La timidité a fini par s’évaporer, pour ne laisser qu’une certaine réserve dont je m’accommode assez bien. Parfois je me force un peu à faire du small-talk (l’échange de banalités) mais je préfère me taire si je n’ai rien à dire. J’ai une voix qui porte peu ; parler en public ou dans un endroit bruyant occasionne donc parfois anxiété et panique…

On ne peut donc pas dire que je parte avec de très bonnes bases pour me sociabiliser. C’est sans surprise que vous apprendrez que me construire un réseau social n’est pas une activité dans laquelle j’excelle. En plus de ça, j’ai déménagé plusieurs fois en France et à l’étranger, m’obligeant à passer autant de fois par la phase « je ne connais personne dans cette ville, je suis seule au moooonde ». Il y a eu beaucoup, beaucoup, de moments où la solitude a été très pesante et où j’aurais aimé avoir des proches à portée de main.

Cécile.

Faire des rencontres

Comment rencontre-t-on des gens quand on ne connaît personne dans une ville ? Un moyen simple et rapide : Internet ! Souvent perçu comme le Mal, « ce n’est pas la vraie vie », c’est pourtant par ce biais que j’ai rencontré des personnes formidables, dont certaines sont maintenant des ami•es proches. Il existe plein de groupes Facebook grâce auxquels on peut rencontrer d’autres compatriotes expatrié•es, avec qui se plaindre de l’hiver canadien, organiser une sortie pour observer les écureuils ou encore comparer les offres bancaires. Et si vous avez envie de pratiquer votre activité favorite avec d’autres gens, alors le site meetup.com est fait pour vous. Oser se rendre à un premier événement est l’étape la plus dure. Ensuite, ça roule comme sur des roulettes !

Rencontrer des locaux est plus complexe et prend plus de temps. Les personnes qui sont nées là où d’autres s’expatrient ont souvent déjà leur cercle familial et amical, et n’ont pas spécialement envie ni besoin de l’agrandir. Les expat’ de longue date ont aussi un cercle affectif solide, mais je les trouve plus accessibles, probablement parce qu’ils et elles sont déjà passé•es par la difficulté de l’expatriation.

Garder le contact

Rencontrer d’autres gens est dur, garder le contact l’est tout autant. En France, en Islande, en Espagne, en Angleterre et au Canada, à chaque fois j’ai apprécié l’accueil et la gentillesse de plusieurs personnes. La vie a fait que le contact a cessé avec certaines, mais il perdure avec d’autres.

J’aurais beaucoup de mal à vivre longtemps sans Internet. Je n’ai pas de besoin vital d’avoir mon téléphone ou mon ordinateur à portée de main en permanence, mais c’est tout de même le meilleur moyen dont je dispose pour prendre des nouvelles et en donner. J’ai fini par m’habituer aux six heures de décalage avec la France.

Et les relations amoureuses dans tout ça ? Oh je suis bien trop pudique pour écrire ici à ce sujet !

Logo des Histoires expatriées.

*** Cet article participe au RDV #HistoiresExpatriées organisé par le blog L’occhio di Lucie. Le thème du mois a été suggéré par Kenza du blog Cups of English tea. ***

10 Commentaires

  • Répondre Les relations sociales au Québec #HistoiresExpatriées – Terrisse de poche 15 octobre 2018 à 20 h 40 min

    […] à Winnipeg – Amélie et Laura en Italie – Cécile à Toronto – Ferdy à Edmonton – Angélique au Sénégal – Lucie à Venise – Lucie en […]

  • Répondre Amélie et Laura 17 octobre 2018 à 7 h 38 min

    Partir loin permet en effet d’écrémer, on ne garde que les meilleurs, les vraies personne qui comptent et sur qui compter 😉

    • Répondre Cécile 18 octobre 2018 à 15 h 42 min

      Oui, c’est vrai. C’est quelque chose que j’ai beaucoup entendu et que je peux confirmer 🙂

  • Répondre #HistoiresExpatriées : Les relations sociales – QUOTIDIEN D'UNE EXPATRIÉE AU JAPON 18 octobre 2018 à 23 h 59 min

    […] Angleterre *Amélie et Laura a Turin * Cécile fait le bilan après plusieurs expatriations * Ferdy au Canada * Angélique au  Sénégal […]

  • Répondre Eva 19 octobre 2018 à 3 h 06 min

    Je suis aussi une timide, mais grâce au Japon et au fait de devoir me débrouiller seule, et surtout depuis que je suis maman, je le suis beaucoup moins. Etant de nature calme, il me faut du tout pour me lâcher avec mes ami/es, mais après je suis un poisson dans l’eau.
    Quand on change de ville, de pays souvent, c’est difficile de devoir repartir à chaque fois à zéro pour créer des liens et une nouvelle vie sociale, un nouveau cercle d’ami/es. Comme tu le dis, c’est pas forcement évident de se lier avec des locaux.
    Internet est devenu essentiel pour garder le contact avec la famille et les ami/es de France, je suis contente d’avoir su et pu garder mes solides amitiés malgré le temps et surtout la distance. On prend souvent des nouvelles et quand on se voit, on n’a pas forcement l’impression d’avoir manqué trop de choses 🙂

    • Répondre Cécile 29 octobre 2018 à 19 h 36 min

      Merci pour ton commentaire ! Je suis entièrement d’accord avec toi. Je me lâche aussi une fois que je me sens à l’aise, et quand je vois des personnes qui habitent loin de moi, j’apprécie ne pas avoir à leur raconter ma vie « de surface » parce qu’on a déjà des échanges réguliers. C’est reposant.

  • Répondre Kenza 26 octobre 2018 à 16 h 56 min

    Moi je voudrais qu’on soit dans la même ville, on s’entendrait trop bien 🙁

    • Répondre Cécile 29 octobre 2018 à 19 h 29 min

      Ooooooooh ça me touche beaucoup <3

  • Répondre GabGabGab 28 octobre 2018 à 15 h 32 min

    <3

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