Étang devant la cabane.

Une retraite dans une cabane (presque)

L’an dernier, j’avais passé un weekend dans un cabanon dans les bois. Cette année, j’ai remis ça, dans la région des lacs Kawartha cette fois-ci, où je me suis offert une sorte de retraite dans une cabane. Encore une fois, j’ai eu l’envie, le besoin même, de passer quelques jours seule loin de la ville et le long weekend de Victoria Day du 19 au 21 mai était l’occasion parfaite.

C’est donc dans la région des lacs Kawartha que j’ai trouvé une cabane un peu moins rustique que la dernière fois, dans les bois et près d’un lac. J’ai passé l’essentiel de mon temps à lire et à écrire. J’ai aussi tenté d’aller visiter les environs, mais j’ai trop conduit et n’ai pas réussi à profiter de ces moments.

Samedi sous la pluie

Il pleut des cordes lorsque je quitte – trempée – Toronto. Toute la journée, la pluie tombe sans discontinuer. Je m’arrête à Peterborough pour déjeuner au Food Forest Café.

J’arrive au AirBnb en début d’après-midi, et je suis accueillie par la propriétaire. Je découvre une cabane chaleureuse : un feu crépite déjà dans le poêle et on entend de la musique relaxante en fond sonore (il manquait juste le jacuzzi et l’ambiance spa aurait été complète). Noreen me fait visiter et me montre comment tout fonctionne, y compris comment se servir d’une hache pour fendre les morceaux de bois. Même pas honte, j’avais jamais fendu de bûches jusqu’à présent. Les toilettes sèches (exactement comme dans les parcs canadiens) se trouvent à quelques mètres de la cabane. Entre les deux, une douche solaire restera inutilisée, les températures extérieures ne me donnant pas envie de me déshabiller ni de me doucher à l’eau froide. Ceci dit, la cabane dispose d’un coin pour faire sa toilette. Il n’y a pas d’eau courante, mais un tuyau amène l’eau de pluie dans un évier. Il n’y a qu’à la faire chauffer pour se débarbouiller. Pour boire, il suffit de se servir au petit bidon d’eau potable.

Spacieuse et mignonne, ma cabane pour trois jours ressemble à un grand studio avec un porche doté d’une moustiquaire. Le détail a son importance, tant les moustiques et autres insectes sont voraces.

Intérieur de la cabane.

Intérieur de la cabane.

Porche de la cabane.

Fatiguée d’avoir conduit pendant plusieurs heures, la météo ne permettant pas de faire grand chose en extérieur, je consacre l’après-midi à la détente. J’apprécie des activités sans wifi : écriture, dessin et lecture. Je passe un long moment à lire sur le porche, emmitouflée dans une grosse couverture bleue en crochet. Au clapotement de la pluie sur le toit de la cabane s’ajoute celui de la petite cascade qui se déverse dans l’étang situé devant mon logis. Parfois, le chant d’un oiseau vient troubler cet univers très aquatique.

À l’intérieur, le poêle a été on ne peut plus efficace. Il fait bien chaud et, cerise sur le gâteau, le matelas du lit est chauffant. De quoi m’assurer une paisible nuit.

Je profite d’une légère accalmie de la météo pour aller explorer la propriété et découvrir les environs. C’est charmant, je suis contente d’être venue jusque là. Quelques semaines plus tôt, l’Ontario a connu une grosse tempête dont les dégâts sont encore visibles mais ça n’enlève rien à l’atmosphère paisible des lieux. Je fends quelques morceaux de bois, histoire d’avoir de quoi alimenter le poêle le temps de mon séjour.

Étang devant la cabane.

Étang devant la cabane.

Cascade.

Little Bald Lake.

Pont en bois.

Banc devant Little Bald Lake.
Devrais-je mentionner les crottes d’outardes habilement cachées par l’angle de prise de vue ?

Dimanche tranquille

Je me réveille avec le bruit de la cascade et une vue ensoleillée sur l’étang, le lac et les arbres. Ce matin, les heures semblent plus longues parce que je prends le temps de ne rien faire sans me soucier de rien. Assise sous le porche, toujours emmitouflée dans ma grosse écharpe, la couverture sur les jambes, je lis et j’écris. J’entends le bruit de quelques voitures qui passent au loin. Deux chiens apparaissent, ont l’air surpris par ma présence, puis repartent à l’appel de leurs maîtresses.

Étang devant la cabane.

Little Bald Lake.
Les fameuses crottes du ponton.

Vers midi, je pars faire un tour, en voiture. C’est beau, l’Ontario, mais j’en reparlerai plus tard. De retour en début de soirée, je me lance dans l’allumage d’un feu dans le petit poêle. Victoire, j’y arrive !

Lundi sur le retour

Il fait froid malgré le soleil, et je peine à me réchauffer. Je ne prends pas la peine d’allumer un feu dans le poêle, parce que je dois partir dans la matinée.

Chaise et feu.

Tulipes.

Je décide de ne pas traîner, fais un dernier tour de la propriété puis prends la route du retour vers Toronto. En chemin, je m’arrête, fais des détours et me perds un peu. Mais ça aussi, j’en reparlerai dans un prochain article.

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