Streetcar à Toronto.

Streetcar, mon amour

Après le lac Ontario, la deuxième chose que j’aime le plus à Toronto est de voyager en streetcar. Terme employé pour désigner les vieux tramways, ici on garde ce mot en français, la prononciation correcte en moins.

Le charme du vintage

Je me souviens de mon weekend à Toronto avant que j’y emménage, lorsque j’ai vu ces streetcars pour la première fois. J’étais agréablement surprise, je les ai tout de suite trouvés sympathiques et un peu détonnants dans une ville si grande et moderne.

Les plus vieux modèles encore en circulation datent de la fin des années 1970 et des années 1980, d’où leur côté vintage. C’est souvent une cloche qui est actionnée aux intersections, un son bien plus agréable que celui des klaxons.

Mais le rétro rigolo ne fait pas tout, et il faut bien avouer que les streetcars ne sont pas très pratiques. Depuis quelques années, la TTC (Toronto Transit Commission) modernise son parc et plusieurs lignes sont maintenant dotées de nouveaux véhicules, les Flexity, que l’on appelle tramways. Bientôt, il n’y aura plus de streetcars à Toronto.

Streetcar à Toronto.

Streetcars à Toronto.

Streetcar à Toronto.

Streetcar.
Le Flexity, de nuit (parce que ce n’est pas le sujet de cet article).

On fait un tour ?

À part quelques portions dédiées, les streetcars doivent le plus souvent cohabiter avec les voitures, ce qui entraîne parfois des retards pendant les heures de pointe. Les rails sont placés au milieu des rues, tandis que les arrêts se trouvent sur les trottoirs. Les personnes qui veulent monter dans un streetcar ou en descendre doivent donc faire très attention à la circulation. Il arrive parfois que les automobilistes (et les cyclistes surtout) ne respectent pas l’interdiction de s’arrêter le long des portes d’un streetcar, la situation peut alors vite tourner au drame…

On ne peut pas dire que monter quatre marches soit une merveille d’accessibilité. Les nouveaux véhicules disposent de rampes d’accès pour les personnes qui en ont besoin. Les nouveaux tramways ont une capacité d’accueil deux fois plus importante, ce qui est peu négligeable dans une ville qui abrite 2,7 millions de personnes.

J’ai fini par prendre l’habitude de saluer la conductrice ou le conducteur, à la montée et à la descente. Ce n’est malheureusement plus possible dans les nouveaux trams car la conduite se fait dans une cabine séparée.

Pour demander un arrêt, c’est comme dans les bus (et pas super pratique) : on doit attraper une cordelette jaune qui passe au-dessus des fenêtres et tirer légèrement dessus. Ceci dit, les nouveaux Flexity disposent de boutons, ce qui évite les contorsions.

À l'intérieur d'un streetcar vide.

Vue sur la ville

Les vieux modèles de streetcar ne disposent pas de climatisation. Alors quand il fait chaud, il est de bon sens, pour ne pas dire impératif, d’ouvrir les fenêtres pour faire entrer un peu d’air frais. J’adore m’asseoir et regarder les rues défiler, une légère brise sur le visage. Brise certainement polluée, mais la sensation est tellement agréable ! Les nouveaux tramways ont bien entendu un système plus moderne d’air climatisé et des fenêtres impossibles à ouvrir…

Je trouve que je passe énormément de temps en intérieur : dans le métro, dans le bâtiment où je travaille, chez moi. Les trajets en streetcar sont certes toujours plus long qu’en métro, mais quand j’ai le temps et le choix j’essaie d’éviter les voyages souterrains, préférant traverser la ville au-dessus du sol.

Streetcar à Toronto.

Fenêtre d'un streetcar.

Je crois qu’il va falloir que je profite au maximum des vieux streetcars tant qu’ils sont encore en service…

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