Trois ans au Canada.

Trois ans au Canada !

Un, deux, trois : les années s’enchaînent au Canada et on dirait bien que je ne suis pas prête d’en partir. Trois ans, déjà. J’ai l’impression d’être arrivée avant-hier. Le temps passe si vite !

Trois ans en bref

Octobre 2015 : j’atterris à Montréal et mon aventure canadienne débute. Mon Permis Vacances Travail d’un an en poche, je ne sais pas vraiment ce qui m’attend. C’est à Ottawa que je tente ma chance, mais je ne suis pas bien dans cette ville. J’ai du travail mais il ne m’intéresse pas, ma colocation me déplaît chaque jour un peu plus, et les transports publics sont insupportables. Je ne suis pas vraiment épanouie alors je pars à Toronto quelques mois plus tard.

Ottawa.

Octobre 2016 : de retour de quelques jours passés à New York, je fais valider mon second PVT de deux ans. Je ne sais toujours pas à quelle sauce je vais être mangée mais j’ai envie de poursuivre mon aventure canadienne. 

Je travaille enfin dans mon domaine et j’ai mon propre appartement. Je commence doucement à faire des activités diverses et variées, et à rencontrer des gens.

Septembre 2018 : je reviens à Toronto, cette fois-ci après trois semaines de vacances en Europe. Je fais valider ma résidence permanente et trois personnes à l’aéroport me souhaitent la bienvenue au Canada. Est-ce que j’ai une meilleure idée de ce que l’avenir me réserve ? Pas vraiment, même s’il me semble bien plus radieux et prometteur que par le passé !

PVT : le travail plus que les vacances

Dans PVT, il y a un V pour vacances et un T pour travail (et aussi un P pour permis ou programme). Mes deux PVT ont surtout été marqués par le T, beaucoup plus que par le V.

Une petite part en moi aurait aimé voyager un peu plus au Canada. Je crois que j’ai été prise dans un engrenage un peu bancal. Ne pas avoir de travail m’empêchait de faire des plans et me remplissait de doutes quant à mon avenir proche. Avoir un travail me garantissait de pouvoir subsister à mes besoins tout en étant bloquée au même endroit, sans pouvoir trop voyager.

Phare d'Amphitrite Point.
L’île de Vancouver, l’un des meilleurs voyages que j’ai pu faire

J’aurais peut-être pu me contenter de petits boulot pour assurer ma subsistance, et épargner plus, ce qui m’aurait ouvert d’autres possibilités de voyages. Mais j’ai fait un choix différent : travailler dans mon domaine pour me forger une expérience cohérente par rapport à mes compétences.

Après de multiples déménagements et des galères de logements ici et là, j’avais aussi envie de me poser quelque part et me créer un petit cocon. 

J’évite soigneusement d’avoir des regrets parce qu’on ne peut pas revenir en arrière, alors mieux vaut aller de l’avant. J’évite aussi de me comparer à d’autres PVTistes dont les blogs et comptes Instagram me font beaucoup rêver. Peut-être qu’un jour moi aussi je poserai les pieds dans tous ces endroits magiques. Mais au fond, j’ai quand même bien profité de ces deux PVT.

RP : peu de changements, à part le statut

Depuis le 13 septembre, je ne suis donc plus PVTiste mais résidente permanente du Canada. Qu’est-ce qui change ? À vrai dire, pas grand chose.

En termes administratifs, je peux rester au Canada pendant les cinq prochaines années (et c’est renouvelable). Je pourrai aussi demander la citoyenneté d’ici à quelques mois. Ou années. À vrai dire, je ne sais pas et j’ai décidé de laisser une année complète s’écouler avant de me replonger dans les méandres administratifs canadiens. J’ai aussi obtenu un nouveau numéro d’assurance sociale, définitif cette fois, et je n’ai plus besoin de justifier d’un emploi à temps plein pour bénéficier de l’assurance-santé de l’Ontario. J’ai aussi droit à tout plein d’aides pour les personnes nouvellement arrivées (recherche d’emploi, apprentissage des langues, etc.), même s’il est peu probable que j’y ai recours.

Concrètement, j’ai l’impression d’avoir fait le plus dur lors de mon PVT. J’ai plus ou moins esquissé une trajectoire, posé les jalons, et le reste suivra sur cette lancée. Avoir la sensation de ne pas avoir assez voyagé pendant mes PVT ne veut pas dire que je ne pourrai plus jamais explorer le Canada, bien au contraire. Je ne compte pas m’arrêter là !

Et si vous vous demandez ce que me réserve la suite, alors gardez un œil sur le blog !

Trois ans au Canada.
Je n’envisage pas de quitter Toronto de si tôt.

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